Les colons et les esclaves n’avaient pas les mêmes coutumes ni le même genre de musique, les colons dansaient le Menuet et le Quadrille tandis que les esclaves préféraient le son des tambours et des percussions pour accompagner leurs danses et leurs rituels religieux ou non.

Chaque occasion bonne ou mauvaise était accompagné de musique, le Léwoz était le chant te la musique des guerriers lorsqu’ils attaquaient une plantation, le kaladj était une danse d’amour qui servait de déclaration, le pajyanbel était utilisé dans les champs de canne à sucre lorsqu’ils étaient coupés, bref toutes ces danses et ses chants sont perdus de leur valeur et aujourd’hui, on en chante plus dans les plantations mais la musique est toujours très présente. On peut entendre dans les rues du zouk qui fait le régal des radios pour le plaisir de la population et des touristes. D’ailleurs lorsque l’on parle des Antilles, ne parle-t-on pas du zouk automatiquement? Les danses à orchestre sont toujours très gaies, on peut entendre la valse, le mazurka, la polka et la biguine qui est de nos jours encore le sport national des Antilles françaises. Connaissez vous ou avez vous entendu parler du Gwo-ka qui fut le premier instrument si on peut l’appeler comme ça pour les esclaves, c’est avec ce genre de gros bidon qu’il sont pu enfin s’exprimer.

C’est en fait un tambour fabriqué avec un quart de tonneau, qui s’est amélioré en tam-tam par la suite. C’est souvent que vous verrez en Guadeloupe des enfants tapant sur un bidon pour faire leur propre musique.